Bonsoir !

Enfin plutot bonne nuit, puisqu'avec les six heures de décalage horaire, nous sommes un peu paumés dans le temps (cela se ressent d'ailleurs au niveau de la fatigue, nous pétons actuellement peu à peu les plombs jusqu'au sommeil salutaire).

Résumé des événements :

Nous avons donc bien pris l'avion, avec la séparation entre Kéké, Susu et le Doud d'un coté, et Ronan de l'autre, sur son vol rempli d'indiens.

Ronan :

" Juste après que nous nous soyons séparés, je suis arrivé au comptoir d'Air India. Une queue monstrueuse m'attendait. Après une bonne heure d'attente, j'enregistrais mes bagages et apprenais que mon vol aurait quatre heures de retard. J'ai pu manger grâce aux tickets offerts pour patienter.

Après une sieste approximative et quelques clopes, j'ai décidé d'aller poireauter à la zone d'embarquement. Enfin à 19h10, la délivrance : on embarque (il faut savoir que l'embarquement était prévu à 14h...).

Après une fouille des bagages et des chaussures (vous auriez du voir ma tronche quand on m'a demandé de me déchausser, une hotesse indienne au français approximatif m'expliquant que c'était VRAIMENT nécessaire), j'entre donc dans l'avion. C'était vraiment Air India, j'étais encerclé par des indiens. Après avoir essayé de regarder un Bollywood sans rire, et avalé un repas indien sans cracher du feu (bonjour les épices), je suis arrivé à Newark à... 22h30 youhou (heure locale).

Après ça a été le jeu de piste : trouver de l'argent, trouver les stations menant à JFK, et FUMER CETTE CIGARETTE PARCE QUE CA FAIT QUAND MEME 10 HEURES SANS CLOPE !

A 2 heures du matin et après avoir pris quatre trains différents (dont un train aérien qui s'étegnait toutes les minutes, la rame n'étant pas bien raccordée aux cables qui projetaient des jerbes d'étincelles), je réussis enfin à joindre le JFK INN, et Doudou qui après un trajet en minibus A 10 DOLLARS BANDE DE RATS, m'attendait avec la mine aussi pale que moi (manque de sommeil plus décalage horaire...)"

Kévin, David et Sullivan :

"Après avoir abandonné un Ronan aux yeux brillants et à la voix chevrotante, nous nous dirigeâmes vers le hall d'embarquement. Nous fûmes contraints d'improviser un léger et convivial strip-tease (la phobie des ceintures et vestes explosives, ralala...) suivi d'un refroquage en public, super élegant.

Iceland Air, comme son nom l'indique est une compagnie Islandaise (si si) qui met en valeur les sublimes prénoms de ses hôtesses. Ainsi, Gitbrü nous à servi à boire, Björk à manger, et Trügbröl nous a gentiment donné les formulaires d'entrée aux states.

Quelques heures emplies de sommeil partiel,de repas typiquement islandais (très satisfaisants cela dit), et de cris de bébé (lâche cette fourchette en plastique Susu, lui aussi à droit à la vie!) plus tard, nous posâmes notre premier pied sur le territoire américain.

Premier réflexe, appeler l'hôtel afin de s'y rendre au plus vite car 9h du soir ça fait tard (si si, heure française 3h du mat), une fois cela fait, nous restâmes bien une heure et demi à attendre ce put*** de pick-up! (comme quoi en amérique tout est plus grand, même l'attente...)

Cette heure et demi nous a permis de constater une chose: L'air est différent. Il s'agit d'une mélasse épaisse, chaude et humide, sans la moindre circulation d'air frais, contenant tous les germes et toxines d'une journée de pollution New-yorkaise. Rapidemment notre peau fut couverte de cette étrange substance qui a la faculté de faire luire tout le monde (et plus particulièrement Susu, dont la peau fut soudain assimilable à celle d'un batracien, impressionnant!)

L'addiction des américains à la climatisation fut salutaire pendant les 5 minutes de trajet en pick-up qui furent nécessaires pour se rendre à l'hotel. Après quelques baragouinnages anglophones avec Apu, notre réceptionniste indien (et quelque peu antipathique), nous comprîmes que les chambres seraient beaucoup plus onéreuses que prévu (du simple au double), première pigeonnade, Welcome to N-Y!!!

Découverte des chambres, un lit 2 places, une salle de bains, une télé (diffusant toutes sortes de programmes, TOUTES les sortes! *regard innocent vers le plafond*), un jacuzzi (en parfait état de mise à la casse, crade et cassé), de l'eau et des chips...
Attente de notre barbu préféré jusqu'à 1h du mat (heure française 7h du mat), le besoin de dodo se faisant de plus en plus intense, nous finîmes par nous abandonner dans les bras de Morphée."

Première journée à New York :

Sullivan a grandement apprécié les joies du décalage horaire : réveil à 6h00 du mat !
Ensuite émérgèrent les autres, se rejoignant vers 9h dans la chambre de Kéké et Susu.

Petit déj' dans la salle de l'hotel : faux croissants (croisement entre croissant pour la forme et donuts pour l'intérieur), monstrueux muffin (1 kg chacun), 2 cafés pour Ronan, Chocolat (a mettre dans l'eau, c'est pour ça que Sullivan et Kévin l'ont mis dans du lait...), céréales multicolores aux colorants chimiques pour Doudou et Susu, corn flakes pour le Kévin qui sait garder les valeurs sures.

Après un décrassage et un briefing sommaire, nous voilà partis de l'hotel (11h), avec chacun entre 10 et 20 kgs sur le dos. Toujours le même air chargé rendant la douche relativement inutile. il faut ajouter la lourdeur du temps, justifiée par l'orage imminent. Cherchant l'arrêt de bus, nous fîmes le tour d'un Burger King et eurent la joie de louper le premier bus. Après 10 minutes d'attente vint le second : quel dommage, il faut donner deux euros en pièces à une machine très sympathique près du conducteur. On redescent. Et là, c'est le drame. Des éclairs partout, tout près, une pluie battante : on quitte la Bretagne sous la pluie, merci pour le dépaysement !

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Enfin arrive le troisième bus : nous avons changé nos billets au Burger King, la machine a l'air heureuse d'avaler goulument nos pièces. S'ensuit vingt minutes de trajet jusqu'à la station de métro située dans le quartier Jamaican.

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La métro glauque nous accueille, et nous conduit vers Manhattan. Une correspondance et nous voici débarqués au croisement de la 25ème rue et de la 8ème avenue.

La boule au ventre, n'ayant évidemment pas réservé d'hotel (on voyage à l'arrache, on assume), nous nous dirigeammes vers le Chelsea International Hostel. Et là, joie et bonheur, après une grosse demie heure d'attente, nous avons nos clefs ! Pour un prix plus que raisonnable (38$ par nuit et par personne), et une situation pas trop dégueu (quasiment le coeur de Manhattan), nous avons un dortoir certes un peu rustique, mais l'ambiance est vraiment conviviale (c'est un hotel ou tous les jeunes du monde entier se retrouvent, et en plus au milieu de Chelsea, le quartier gay de Manhattan, c'est pour dire). Nous avons d'ailleurs croisé plein de petits couples sous des parapluies, c'était plutôt étonnant, et surtout meugnon.

Après installation, visite du quartier. Pour faire original, nous mangeons dans un lieu absolument pas commun et ultra diététique : un Mc Donald's. A noter : le coca est super bon, et les sandwichs aussi. Par contre ils ferment les toilettes à clef (vandalisme qu'ils disent). Et puis, et puis... l'Empire State Buiding,et Broadway.
Pas de commentaire, les photos parleront d'elles même.

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Nous voici donc revenus à l'hotel, crevés mais plutôt jouasse. L'aventure commence vraiment !

QUOTES OF THE DAY :

Kévin (avec l'accent) : "Iceland air, il ne peut en rester qu'un"

A Rekjavik :
Kévin " Hé regardez, la monnaie islandaise, c'est écrit ISK !"
Sullivan "Ha ouais ils ont une agence"
Kévin "Hein ?"
Sullivan "Ben ouais, l'agence tout isk"

Vers Broadway, devant une pancarte écrite Conway :
Sullivan "Hé regardez, c'est l'allée des cons"

A Manhattan, retour à l'hotel pour la nuit :
Ronan "Rha la la, c'est chouette d'avoir cet hotel"
Doudou "Ouais, c'est un peu excentré quand même"